Hotel de Ville de Paris

Hotel de Ville de Paris

L'Hôtel de Ville

La période 1878-1889 futelle marquée par l'apparition de nombreux monuments où les progrès techniques se manifestaient avec une pareille évidence? Là encore, étudier l'architecture parisienne c'est analyser les mérites de rares tentatives isolées, noyées dans une série de pastiches.

La plus grande construction de cette période fut l'Hôtel de Ville Paris, de Ballu etdeperthes, inauguré le 14 juillet 1882 pour remplacer l'Hôtel de Ville incendié par la Commune et que l'on avait tenu à reconstruire en pastiche. Le monument forme un rectangle de constructions réparties autour de trois cours intérieures. Sur la place de l'Hôtel -de-Vi 1 le, un avant-corps et deux pavillons de style Renaissance communiquent avec deux bâtiments à pavillon d'angle, dépourvus de caractère. L'avant-corps Renaissance, précédé d'un perron, et les deux pavillons, percés chacun d'une grande porte en plein cintre, sont surchargés de statues symboliques ou historiques. Un grand comble, encadré de cheminées monumentales, est surmonté de dix statues de chevaliers en armure dorée, entourant un campanile de 30 mètres que sa décoration écrase. Tout le reste de la façade est parsemé de statues en l'honneur des villes de France ou des Parisiens célèbres. Cette abondance d'ornementation se retrouve sur les trois autres façades, qui n'ont aucun intérêt architectural.

Dans tout cet ensemble, rien ne s'impose au regard. Un monument original élevé suivant les progrès de la technique eût été préférable à ce pastiche qu'auraient pu édifier, tel quel, les architectes du règne de Louis-Philippe, et qui est loin d'être approprié à sa destination.

À l'intérieur, les salons de réception reçurent une décoration luxueuse, qui reste un curieux exemple de l'art officiel de l'époque, une époque qui était aussi celle de l'Impressionnisme. Seuls, Puvis de Chavannes, JeanPaul Laurens, Gervex, Benjamin Constant, Aimé Morot, Albert Besnard et, par exception, Carrière et Lépine, ont eu droit de cité ici.

La façade néo-grecque de l'École de médecine sur le boulevard Saint-Germain Paris, avec sa colonnade ionique et ses cariatides, l'Institut Pasteur (1887-1889), de Brébant, en style Louis XIII, où s'éleva en 1895 le tombeau de Pasteur, par Girault, dans une crypte byzantine, le musée Galliera de Ginain, vaste palais de la Renaissance italienne, ne peuvent passer davantage pour des créations.

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